Un continental passe ses vacances en corse. Il est plutôt bien accepté par ses voisins, tous corses. Un jour, il sort sur la place, l'air très ennuyé. Ses voisins lui demandent :
- Et pourquoi tu fais cette tête ?
- On m'a volé !
- Oh ! Qui t'a volé ? Qu'est-ce qu'on t'a volé ?
- Je crois qu'un suisse m'a volé ma montre corse.
- Mais non, disent les voisins, tu veux dire qu'un corse t'a volé ta montre suisse.
- Ah ? Peut-être, dit le touriste, soulagé. Mais en tout cas, ce n'est pas moi qui l'ai dit.
Un corse débarque à Marseille. Ses amis lui avaient dit :
- Tu verras, là-bas, l'argent, il suffit de se baisser pour en ramasser.
Justement sur le quai quelqu'un a laissé tomber une liasse de billets de 500F. Le corse passe son chemin en disant:
- Je ne vais quand même pas travailler dès mon arrivée.
Dominique se marie avec une fille d'Ajaccio. Il charge un petit âne avec tous les cadeaux de mariage et repart vers son village natal dans la montagne. Il fait très chaud, l'âne est très chargé, au bout de quelques heures il n'en peut plus et s'arrête. Le corse lui dit :
- Une fois.
Puis il prend un bâton et tape l'âne pour qu'il avance. Plus haut, ils doivent traverser un torrent en crue. Le corse et sa femme montent sur l'âne avec les bagages, et lui font traverser le courant violent. L'âne y parvient et s'écroule sur la rive, à bout de force. Le corse dit :
Deux fois.
Ensuite, il arrache un épineux, et bat l'âne jusqu'à ce qu'il reparte. Encore plus haut, il se met à neiger. L'âne progresse, de la neige jusqu'au poitrail, puis s'écroule, épuisé. Le corse dit :
- Trois fois.
Puis il lui tire une balle dans la tête. Sa femme panique :
- Mais tu es fou ! Comment allons nous faire au milieu de cette neige, avec tous ces paquets ?
Alors le corse se tourne vers elle et dit :
- Une fois.
Un jour, un corse sort sa carabine et arrête la voiture d'un touriste sur la route en contrebas et le fait sortir. Puis, en le menaçant de son arme, il lui ordonne :
- Enlève ton pantalon.
Le touriste, hésite, et puis il obéit.
- Branle toi.
Le touriste proteste, mais finit par s'exécuter quand le corse arme son fusil.
- Tu as fini ?
- Oui.
- Alors recommence !
Et le touriste recommence. Au bout d'un certains nombre de fois, épuisé, il tombe à genoux et dit au corse :
- Je n'en peux plus. Tue-moi si tu veux, mais je ne le ferai pas une fois de plus.
- Tu es certain ?
- Oui, tue moi.
Alors le corse se retourne et crie :
- Marianna, ma fille, tu peux venir, le monsieur va te conduire en ville.
Deux Corses, le père et le fils, discutent à l'ombre d'un olivier.
- Dis-moi, Dominique, mon fils, tu n'as jamais travaillé.
- Eh non, papa. Tu le sais bien que je n'ai jamais travaillé. Dans la famille, il n'y a que les femmes qui travaillent !
- Eh oui, mon fils. Et justement, c'est de ça dont je voulais te parler. Tu as quarante ans, maintenant. Ta mère et moi nous nous faisons vieux, il serait peut-être temps que tu te trouves une femme. On peut t'en présenter, si tu veux. Elle pourrait travailler pour toi et avoir des enfants qui t'apporteraient l'anisette, comme tu le faisais pour moi quand tu étais petit.
- Papa, c'est une bonne idée. Je vais me marier et avoir des enfants. Dis, tant qu'à faire, tu pourrais m'en présenter une qui soit déjà enceinte ?
Un vieux vieux corse est assis dans son fauteuil, à l'ombre, et mange des olives dont il recrache les noyaux un peu partout autour de lui. Son petit-fils, un agité qui travaille sur le continent, est justement venu le voir, et demande a la maisonnée :
- Où il est, grand père ?
- Dans le jardin. Il plante...
C'est un papy corse qui va bientôt mourir, et qui décide de donner son pactole amassé au cours de sa vie à son fils qui lui ressemble le plus, c'est-à-dire le moins courageux. Il appelle son premier fils, Felipe :
- Dis, mon fils, tu es dans le désert, devant toi à cinq mètres il y a une oasis où tu trouveras à boire et à manger. Que fais-tu ?
- Ah non, mon père. Cinq mètres, c'est trop loin, je meurs sur place.
- C'est bien mon fils.
Il appelle son second fils, Antonio :
- Dis mon fils, tu es dans le désert, devant toi à un mètre, il y a une oasis où tu trouveras à boire et à manger. Que fais-tu ?
- Ah non, mon père. Un mètre, c'est trop loin, je meurs sur place.
- C'est bien mon fils.
- Il appelle enfin son troisième fils, Francisco, qui lui crie :
- Ah non, mon père. C'est toi qui viens !
Deux corses, Tonio et Francisco, sont assis sur un banc au bord d'une route. Une voiture passe en trombe devant eux et une mallette tombe du coffre et glisse juste devant nos deux compères. La mallette s'ouvre, elle est pleine de dollars ! Francisco se penche lentement vers son voisin et lui dit :
- Oh, Tonio, si le vent se lève, on est riche ...
Deux corses sous un châtaignier :
- Eh Dominique ! J'ai la braguette ouverte ?
- Non Ange !
- Tant pis ! Je pisserai demain.
Un touriste à Ajaccio prend contact avec un autochtone :
- C'est un bien beau pays que vous habitez là.
- Ouais, on peut dire comme ça.
- Et de la belle terre, bien grasse, fertile.
- Peuh ! Pensez-vous... Y a rien qui pousse ici.
- Vous me surprenez. Je suis moi-même agriculteur sur le continent et je suis sur que ici, si on plante ...
- Ah ben évidement, si on plante !